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Do not be shy !

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le 29/01/2010 à 20h36

Je n’ai pas mon permis. Et ce même malgré les nombreuses menaces de ma mère.
Je n’ai même plus envie d'essayer de le passer. Oui parce que j'ai déjà essayé hein : une dizaine de leçons de conduite, quelques heures de code (et ça mes fesses s'en souviennent...). La conclusion est sans appel :

JE NE PASSERAI PAS MON PERMIS DE CONDUIRE.

Et pour quelle raison, me demanderas-tu. Le permis, c’est pratique pour conduire une voiture. Le truc de dingue, c’est que c’est même fait pour ça ! Comment dévaler les routes, les cheveux au vent, au volant de ma Cadillac rose décapotable sans ça ? Comment me la jouer femme rebelle et indépendante si je reste coincée à l'arrêt de bus à attendre un bus qui n’a qu’une demie-heure de retard ?

JE NE PASSERAI PAS MON PERMIS DE CONDUIRE (je sais je radote).

Pourtant, tout ceux qui ont l’honneur de faire partie de mon entourage ne manquent pas d’arguments pour me convaincre. Comment tu feras quand tu auras des enfants ? Sachant que je ne suis pas encore capable de faire tourner une machine sans relire le mode d'emploi et que je ne sais pas faire sauter les crêpes, c’est pas demain la veille que j’aurai des marmots. Et pour trouver du travail ? C’est indispensable maintenant d’avoir le permis pour trouver du travail !  Ça c'est l’argument favori de maman jusqu’à ce que je trouve du boulot. Les doigts dans le nez et sans papier rose.

DONC, JE NE PASSERAI PAS MON PERMIS DE CONDUIRE.


D’abord pour des raisons pratiques :


Passer son permis, ça coûte cher. Et avoir son permis sans voiture, c’est un peu comme passer des heures à cuisiner un énorme fondant au chocolat et ne pas pouvoir le manger à la fin. C'est frustrant. Et mettons que je gagne à l’euromillions : je me paye une Prius et un chauffeur-sosie-de-Joaquin-Phoenix (avant qu’il se mette au hip-hop évidemment). Et si je gagne juste au morpion, ça me ferait quand même mal aux fesses de claquer mon gain dans un papier rose (que je perdrai de toute manière au bout de 4 jours) et dans une vieille voiture d'occasion, alors que je pourrais m’offrir mon poids en chocolat.


Et ma super voiture d'occasion, je la gare où ? Parce que garer sa voiture en ville aujourd’hui, c’est un peu l’épreuve d’immunité de Koh-Lanta : psychologiquement épuisant, et au final, ça change rien à ton quotidien, parce que tu dois prendre le bus pour rentrer chez toi. Et puis je suis tout à fait capable de ne plus me rappeler où j'ai garé mon tas de ferraille. D’autant plus que je ne m’en servirai probablement que pour aller chez Ikéa, pendant les soldes. Donc pas souvent. Et pour le reste de mes voyages, je dégaine ma carte 12-25. Et pendant ce temps là, la pauvre petite voiture, seule et abandonnée de tous, se fera enlever pas la fourrière (parce que je l’aurai évidemment mise sur un stationnement interdit), et je ne m’en rendrai compte qu’au moment des soldes d’été.


Ensuite, les raisons éthiques :


J’ai le bilan carbone d’un nouveau né. Avoir une voiture, qui aura donc probablement mon âge et qui consommera l’équivalent du PIB du Kenya en un seul plein, ça ruinerait tous mes espoirs d’aller au paradis des écolos. Et moi qui rêve de tailler une bavette avec Johnny Depp dans l’au-delà, comment serait-ce possible si je m’évertue à trimbaler mon épais nuage de CO2 partout où je vais ?


Enfin, les raisons évidentes :


Passer mon permis sous-entendrait que j’aurais une chance, même infime de l’avoir. Or, j'ai parfois du mal à piloter mes propres jambes, et même mes bras ; alors de là à ce que je sois capable de maîtriser plusieurs centaines de kilos de métaux divers capables d’aller à une vitesse folle…


Pour réussir son permis de conduire, il faut avoir assez de confiance en soi pour se dire "un jour ma fille, tu sauras conduire". Ce n’est pas mon cas. Je pense en toute sincérité que le simple fait de poser mes mains sur le volant d’une voiture, c’est signer l’arrêt de mort de tous ceux qui se trouvent entre mon point de départ et mon point d’arrivée. La preuve : les fois où j’ai tenté de conduire, j’ai failli emboutir la voiture de mon médecin, manqué de plonger dans un fossée en essayant de me rappeler où était la commande pour allumer les feux de route et j'ai même klaxonné plusieurs fois, sans faire exprès...

De surcroît, va savoir pourquoi, je suis absolument incapable de conduire et de mettre en pratique mes cours de code en même temps. Pas besoin d’avoir beaucoup d’imagination pour répertorier les conséquences dramatiques que cette légère déficience pourrait avoir : un quart d’heure de gloire morbide dans la rubrique faits divers du 13h de TF1, la folle qui a pris l’autoroute à contre sens et qui ne s’en est rendue compte qu’au bout de 200 bornes.

JE NE PASSERAI PAS MON PERMIS DE CONDUIRE. Et c’est pas la peine d’insister.

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le 29/01/2010 à 20h25

J’avais de très bonnes raisons de participer au plus grand réseau social du monde et de la planète entière, j’ai nommé le très célébrissime, l’inégalable, l’incommensurable Facebook.
Créer à l’origine par la crème de la crème universitaire, je n’avais par conséquent aucun doute sur le bien-fondé de Facebook comme côtoyer l’intelligentsia politique et culturelle, élargir mon carnet d’adresses professionnel et garder le contact en un clic avec tous mes amis. Mais bien vite, Facebook m’a transformée en Lindsay Lohan de la Toile (comprendre en toxico du Net). Pas une heure ne passait sans que je n’aille sur le site pour voir où en était mon score Kiwi, ajouter à ma liste d'amis des gens dont j’ignorais l’existence, ou encore mettre à jour la météo de mon moral. Il paraît que ce n’est pas une vie. Ah bon ? Dois-je par conséquent envisager le Facebook suicide ? C’est donc coincée entre la Real life et la Facebook life et afin de savoir si je dois supprimer définitivement mon profil, que je pose les cartes sur table et déclare officiellement le match ouvert entre ces deux lifes. Allez hop, balle au centre !

1. Opération "Sauver ma life de sportive"

A cause de Facebook, mon corps est devenu tout mollasson. Passer des heures derrière son écran à commenter les photos de ses amis - "Roooooh, la tronche que tu te paies !" - ne me laisse pas de temps pour pratiquer la moindre activité sportive. Pourtant, Dieu sait que je transpire quand je joue aux batailles de vampires. "Clic, clic, clic… Crève charogne !!"
Mais dans la Real life,  mon corps et l’expression "belle en maillot cet été" ne sont toujours pas compatibles. Et ce n’est pas la (bonne ?) volonté qui me manque, mais voilà :
- les cours de judo catégorie ceinture blanche sont pris d’assaut par les 4-5 ans,
- à l'aquagym il n’y a que des vieilles qui sentent le décrépi malgré le chlore, et moi, les odeurs de gérontos ça me donne envie de vomir,
- le footing, ce n’est pas très glamour.
Du coup, je me suis rabattue sur les abdos-canapé : 1. Je m’allonge - 2. Je me redresse (un peu avec les bras) pour attraper la télécommande - 3. Je me rallonge pour zapper - 4. Je me redresse (beaucoup avec les bras) pour m’abreuver de bière et prendre une poignée de chips - 5. Re-position couchée pour récupérer de tant d’efforts.
Total au bout de 2 semaines : bidon bas-ventral en nette progression.

Real Life Vs. Facebook Life : égalité !

2. Je fais le point sur ma life amicale

Après les amis de la primaire perdus de vue, ceux du collège dont on se demande s’ils ne sont pas morts, ceux du lycée devenus chômeurs antimondialistes, il ne vous reste guère que vos futurs collègues de travail pour constituer raisonnablement votre environnement amical. C’est pas gagné.
Avec Facebook, je me suis découverte une nouvelle vocation : chef de bande. Il faut dire que je me suis retrouvée propulsée en moins de deux semaines à la tête d’un cheptel de plus de cinquante amis (non mais attends, c’est déjà exceptionnel, j’en avais jamais eu autant !), tous d’univers différents. Certains sont mêmes des célébrités, j’te jure !
Mais c’est en toute simplicité que nous abordons et nous nous regroupons par voie virtuelle interposée autour de thèmes de réflexion d’utilité publique tels que "Camélia-Jordana doit-elle gagner la Nouvelle Star ?", "Hossegor, capitale de l’Europe", "Peut-on vivre avec des cons ?". C’est agréable cette sensation de savoir que notre avis ne compte pas pour des prunes.

Real life : 0
Facebook Life : 1

3. Donner de l’élan à ma life amoureuse

Au plus fort de ma curiosité, j’ai testé Meetic made in Facebook, baptisé sans ambiguïté "Are you interested ?" (traduction : "Êtes-vous intéressé ?"). Le principe est simple : un catalogue type "La Redoute des célibataires" défile devant nos yeux, et quand une personne nous plaît, on la poke (traduction : on lui envoie un signe de sympathie). Si elle est également intéressée, elle nous poke en retour. Du coup, on la repoke pour lui dire "Oui oui, tu m’attires vraiment", elle nous poke à nouveau pour nous confirmer "Ouais, toi aussi", et ainsi de suite. Résultat : Pas moins de 120 pokes plus tard sans qu’aucun mot ne soit échangé, je finis par me rendre compte que ce gars d’Arkansas n’a pas plus d’attrait qu’un crabe Royal au réveil. Je décide donc de poker quelqu’un d’autre… Et ainsi de suite aussi.
L’avantage dans la Real life, c’est qu’on n’a pas besoin de poker et que les mots de la séduction prennent des allures plus concrètes :
"Tu me plais" = roulages de patin,
"Tu me plais vraiment beaucoup" = exercices de gymnastique en duo, option cheval d’arçon.

Real life : 1
Facebook life : 0

4. J’apprends à mieux connaître ma life intérieure

Les filles ont une passion : les tests psycho. Facebook a une passion : les tests psycho. Les magazines féminins de la Real life ont une passion : les tests psycho.
Sur Facebook, j’ai pu découvrir que mon animal fétiche était le béluga, que si j’étais une icône gay je serais Madonna, que l’âge idéal pour avoir mon premier enfant est 21 ans (oui il faut que je me dépêche), que le Pokémon qui sommeille en moi est Rondoudou et que je suis née pour faire chier le monde (super…). En bref, c’est du n’importe quoi !
Dans les magazines féminins de la Real life, j’ai appris que Carrie Bradshaw est l’héroïne qui me ressemble le plus, qu’Amy Winehouse serait la célébrité à qui je pourrais confier tous mes secrets, que le rhododendron est mon emblème et que j’ai une part d’homosexualité de 58,3 % mais qu’au fond je suis 100 % hétéro. Cherchez l'erreur.

Real Life Vs. Facebook Life : égalité !

Il est maintenant temps de faire rapidement les comptes :

Real life vs Facebook life : égalité !


Donc, je me retrouve avec un résultat à la Bayrou : au milieu. Alors je fais quoi là, avec mes deux vies ?  Et bien, je mets simplement à jour mon profil Facebook: "Loa a une vie, elle ! Et même deux !".

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le 04/06/2008 à 10h13
Il m’a toujours semblé que la vie était un long combat contre soi-même. Un effort surhumain que l’on fait chaque jour pour être à la hauteur de ce que l’on attend du monde, des autres et surtout de nous même. Tenter d’être un tout petit peu digne de nos idéaux. Essayer chaque jour de voir plus loin que ses intérêts, de ne pas profiter de sa force devant plus faible que soi, refuser les honneurs et les largesses immérités, ne pas s’abaisser à la colère devant les calomnies, essayer de comprendre le point de vue de l’autre, faire preuve de patience, de générosité de coeur…

Mais à tenter d’être meilleure que ce que Dame nature a fait de moi, j’ai aussi sur le coeur, perpétuellement, le douloureux constat de ma médiocrité. Et devant l’ampleur de la tâche, il m’arrive d’avoir envie de tout laisser en plan et…

- D'être vulgaire. Ne pas laisser aux autres le délicieux plaisir de dire des grossièretés.

- De cesser de m’inquiéter sans cesse de tout et de tout le monde. Me déclarer à moi-même que je suis la personne la plus importante. Et que mes intérêts sont prioritaires.

- De décider une bonne fois pour toute qu’une partie de l’humanité est composée de nuisibles. Accepter ce constat. Et décider que je n’en fais pas partie.

- De dire à cette personne que j’aime tant, qu’elle m’a salement laissé sur le carreau et que ce sera toujours une blessure. Et que mes pardons et mes “c'est pas grave” ne sont que des façades.

- De dire à machine que oui, en effet, je lui crache à la gueule, même si ce n’est pas très élégant. Et du bon crachat qui vient du fond de la gorge, en plus.

- D'arrêter de trouver des excuses à tout le monde.

- De me battre, fighter, filer des pêches quand je reçois des gnons. Arrêter de tout temporiser et de tendre la joue gauche.

- D'accepter les cadeaux qu’on me fait, même si je ne les mérite pas. Je ne serai pas la première, ni la dernière et je ne lèse personne.

- D'apprendre à aimer gagner, briller. Et ne pas s’excuser d’être parfois dans la lumière.

- De ne plus craindre de décevoir, de déplaire, de fâcher. Ne pas faire tant de manières.

De me laisser aller, parfois à être juste moi, une fille imparfaite et petite, quelquefois vaniteuse et cupide, parfois envieuse, parfois triste, parfois pas dans son assiette. Cesser de sourire au monde, certains jours. Et laisser dire. Ne pas m’inquiéter des conséquences de mes actes… quelquefois, quelquefois seulement, baisser ma garde. Ce serait ça, ma révolution intérieure.

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le 17/04/2008 à 18h39
En ce jeudi, j’ai quelque chose d’important à vous annoncer : « j’ai décidé de maigrir dissoudre l’assemblée nationale »… *moment de flottement* Ah non, j’me suis trompée de carton ! (Alors oui, quand j’écris mes notes, ça ressemble un peu aux Z’Amours parce que je pioche mes phrases parmi les cartons que j’ai à coté de moi et lorsque c’est une mauvaise pioche, je me prends un coup de carton par mon blog). Donc je disais que j’avais quelque chose à vous annoncer.

Depuis quelques jours, comme vous avez du le remarquer, quelque chose au niveau du ciel, se passe. Du genre c’est super lumineux, ça brûle la rétine et tout… Alors oui, voilà l’été, voilà l’été, voilà l’étééé yeaah (un vieux tube des Négresses Vertes...) Même si en fait, voilà le printemps, et pas l’été. Maintenant vous vous dites « Mais comment elle fait pour savoir que c’est l’été le printemps ? Décidément, elle est trop forte ! *yeux qui brillent* ». Et là copain-lecteur, je vais te décevoir car je sais que c’est le printemps grâce à mon flair légendaire, et non à mes super-pouvoirs. Tu sais, (je me permets de te tutoyer) lorsque c’est le printemps, il commence à faire beau, les fleurs bourgeonnent et le soleil pointe le bout du museau, et même parfois il y a quelque chose qui se dégage d’en l’air… Par contre là, je t’arrête tout de suite avec tes envolées lyriques, ce n’est pas de l’amour dans l’air, ni même du désir ! C’est tout simplement du pollen. (Oui, je sais, tu es déçu)

Depuis le temps qu’on se connait public, je devais bien dévoiler un peu de ma personne. J’ai alors pensé à mettre des photos de moi nue ou en sous-vêtements (parce que mes sous-vêtements sont super beaux, il y a même des témoins oculaires) mais la décence me l’interdit. Et je suis une personne respectable dans le fond. Donc je t’avoue que lorsqu’il fait beau, un changement d’ordre physique s’opère chez moi : mes yeux gonflent et on ne les voit plus. Je ressemble un peu à un lapin qui aurait trop pleuré (lapin pour le coté albinos). Mais ce n’est pas tout (sinon ce serait moins drôle), mon nez coule aussi comme si le lac Michigan s’y déversait. Je te l'accorde ça casse le mythe, oublie la dernière phrase. Alors je fais attention à mes horaires de sorties désormais, parce que le pollen c’est un peu ma Kryptonite verte, et les filles en jupes et les garçons bronzés qui transpirent sous l’effort c’est un peu ma Kryptonite rouge. Et si je sors par beau temps en pleine après-midi, tu risques de me trouver changée en Lapin triste. Je soupçonne un empoisonnement de l’air tourangeau orchestré par des croates, mais j’ai vu une fois un épisode de Nash Bridges pendant dix minutes alors je sais que je viendrais à bout de ce mystère, je mène l’enquête ! Mais vu que la vie c’est comme un épisode de Docteur Quinn Femme Médecin, sauf qu'il n'y a pas Sully (C’est mon adage du jour, j’en suis fière, je vous demande une ovation pour ce dernier. Merci). Je me suis dis qu’il fallait faire quelque chose, quelque chose de grand, de beau et de fort : UN HOMME !

Alors j'ai pensé qu'il faudrait peut-être que j'aille chez le médecin pour régler ça. Mais j'ai changé d'avis assez vite en fait. Parce que pour que j’aille chez le médecin, faut vraiment que je sois motivée, au bord de la mort et de l’agonie tragique et que je pense qu’il n’y aura que lui, tel un magicien, tel un moine shaolin, tel un indou magique, tel un Harry Potter plein de puissance, tel un rouleau de réglisse géant qui puisse me sauver (les exemples, c’est pour te donner un ordre de grandeur de la puissance requise). Je n’aime pas aller chez le médecin. En plus de sortir dehors alors qu’on n'est pas bien et qu’on préfère -par association- se reposer. Il faut donc affronter les autres gens, malades fiévreux donc fous eux aussi. Déjà qu’en temps normal ce n’est pas facile, si en plus, tous sont malades, on s’en sort plus. Je n’aime pas y aller, que ce soit pour l’odeur aseptisée qui règne là bas, ou pour les magazines type « Gala : La Princesse de Galle décédée dans un tragique accident mortel ». (Ils sont cons chez Gala, ils ne savent pas que si elle est décédée, l’accident était forcément mortel !) Parce que oui, chez le médecin, les magazines, on les récupère de père en fils, faut pas gaspiller, donc la plupart datent de 1997. Surtout des ouvrages magazines de cette qualité. Bref. Peut être que le plus dur dans le fond, c’est le trajet parcouru. Les vingt derniers mètres sont les pires, parce qu’on voit les autres, les salauds, ceux qui nous piquerons la place, celle du dernier fauteuil vert. Le fauteuil qui sera pris par un gosse de 5 ans qui toussera avec sa voix de gosse de 5 ans (je suis sûre que tu vois de quelle voix je veux parler). Même gamin qui aura fait pipi sur ledit fauteuil. Alors, le coup est dur, on ne peut pas laisser passer ça. On rassemble les dernières forces restantes, les mêmes sollicitées pendant les soldes, et on accélère le pas. On repère les concurrents potentiels : la trentenaire et le gamin de 5 ans, la vieille qui a peur de la canicule parce que « Vous comprenez, on n'est jamais trop prudent. » et le cadre dynamique aux tempes grisonnantes souffrant d’hémorroïdes (un autre mythe est brisé, finie la réputation de Dom Juan !) Le pas se fait plus pressant, parce que nous (moi, en tout cas), on ne veut pas s’asseoir sur :
a) le fauteuil vert où le gamin se sera soulagé.
b) le fauteuil du patient où l’hémorroïdaire se sera assis.

Finalement, tu prends la sage décision de rester debout, même si tu sais que ton tour n'est pas prêt d'arriver... Enfin, on a tous vécu ça au moins une fois dans sa vie, l'attente longue et pénible dans cette salle qui résonne. Et quand arrive enfin le moment où le médecin appelle ton nom, tu te lèves, soulagé, mais au fond de toi même tu te dis que le pire reste à venir.

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le 16/04/2008 à 21h14
Moi je n’ai peur de rien, c’est bien connu (sauf de devenir un bibendum frigide, de me faire couper la tête, d’avoir une mort lente et douloureuse et des clowns. Voire encore me faire couper la tête par un clown, ce qui serait lent et douloureux sachant que je ressemblerais à un bibendum qui aurait une libido inexistante).

Parce que les clowns sont malsains et mangent les enfants (il suffit de voir Ronald McDonald avec son air pervers). Alors bien sûr moi, je suis une rebelle, je porte des blousons en cuir, je vide les bouteilles d’eau des vieux pendant la canicule etc. Mais j’affronte mes peurs aussi. C’est pourquoi je me retrouve un mercredi après-midi, à manger une clémentine tout en regardant « Ça ».

Je voulais entraîner des gens dans ma chute de l’empereur mais, Petit Ami et Colocataire n'étant pas là, je n'ai pas pu les convier... Alors comme un applaudissement à une blague de Laurent Ruquier, je me retrouve seule. Seule face au vide et à la peur. Je passe trente minutes à trouver les codecs adéquats, et une fois trouvés je me dis que finalement je n’aurais peut-être pas du. Rien que le générique du début, il est angoissant. J’ai vu ce film toute petite, et il m’a toujours fait peur. Mais j'ai trouvé une solution : je me cache sous ma couette, je ferme les yeux, je me bouche les oreilles, je joue du piano debout, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup… Mais ce film, même quand tu ne le vois pas et que tu ne l'entends pas, t'as peur quand même. La vraie peur, celle qui hérisse les poils lorsqu’on la voit. La pire scène du film : « Pennywise » sort de la douche, mais pas comme vous et moi, lui quand il sort de la douche, il en sort par le trou de la douche où s’écoule l’eau. En premier on entend sa voix, puis on voit son gant blanc. Je crois que je tuerais Stephen King pour ça. Je suis face à mon écran, je regarde sous le lit s’il n’est pas là. Alors bien sur, courageuse mais pas téméraire, je m’empare d’un briquet comme seule arme (oui, à ce moment là, on ne peut pas être armé de son courage qui s’est fait la malle comme la pudeur de Loana dans la piscine du loft). Briquet à la main je regarde le film en faisant pause à chaque fois qu’Il apparait à l’écran. Et bien sur, vu qu’une clémentine c’est malsain et que ça pique la gorge, je m’étouffe à moitié. Ça me rappelle les grandes instances parentales qui me disent toujours que je devrais manger plus doucement parce que personne ne va me voler ma nourriture, en l'occurrence ici, ma clémentine (et Michal alors hein ?! Il a bien volé l'orange !).

Alors, simple coïncidence le fait que je meurs presque avec une clémentine devant « Ça » ? Je ne pense pas. Ce film porte la poisse.

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le 20/02/2008 à 23h08

 

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le 03/12/2007 à 20h33

J'avais quelque chose à dire en m'identifiant... mais j'ai oublié (oui, je suis désespérante). Je vais trouver autre chose, tant pis.

Comme j'ai survécu à une semaine entière de cours, ça méritait bien une note pleine de joie, d'allégresse, de bonheur ! [Oui c'est la même chose, mais on n'en a jamais assez !] J'ai découvert qu'en fait, il n'y avait pas de monstres cachés sous les chaises, ni de profs aimant dévorer les élèves. Bon, il y en a toujours certains qui aiment les rabaisser, mais les cons, j'en connaissais déjà avant...
Retrouver les joies du bus plein [dont les portes sont contre moi] le matin, avec les gens endormis mais qui sentent le parfum à 3kms à la ronde, et retrouver ces mêmes gens, le soir, un peu plus énervés et ne sentant plus toujours le parfum. J'aime toujours autant.
Le bon côté, c'est que je ne suis pas morte. Le mauvais côté, c'est que je suis toujours vivante et que je vais peut-être devoir y retourner et devenir aussi folle que le gentil étudiant qui est ici depuis 5 ans, et qui déclare fièrement "Moi, ici, je fais parti des meubles, depuis le temps !". Ça donne envie, c'est fou.

Il y a quelques mois, je faisais tous les jeux qui me tombaient sous les yeux sur Internet (on s'occupe comme on peut). Et puis j'ai vu que les dizaines de TV plasma, iPods, PCs portables, places de concerts, avants-premières-où-de-toute-façons-je-pourrais-pas-aller, et CDs/DVDs me passaient sous le nez à chaque fois. Alors j'ai arrêté de faire mumuse, parce que l'espoir qui dit "Avez-vous gagnez ?" me faisait lire "Vous avez gagnez", donc évidement, on imagine ma peine immense quand je découvrais que quelqu'un d'autre avait remporté MON iPod, MA télé, et même MA machine à laver et MA machine à café. Heureusement je n'aime pas le café, ça fait une déception en moins.
Mais par contre, depuis, je reçois tous les jours des mails de félicitations tout en couleurs et tout scintillants, pour me dire que j'ai gagné... des cartes de visites. 250 par jour. Heureusement que je ne les réclame pas, sinon je me retrouverais avec des murs tapissés de cartes de visites de chez Vistaprint via Pixmania. Autant dire que je n'en aurais pas une grande utilité. Peut-être qu'un jour je regretterai de ne pas avoir réclamé MES cartes de visites. Mais j'en doute. Par contre, je regretterai peut-être les centaines de portes-clés gratuits qui sont censés accompagner les cartes : si un jour je suis riche et que je possède des centaines de villas et de voitures, ça peut servir. Mais là encore j'en doute (en plus si je suis riche, je pourrais me payer les cartes + les portes clés).

Je me suis remise aux jeux concours sur Internet dernièrement pour gagner un "Super Ordinateur". Je pense que ce n'est pas la peine de vous préciser que je n'ai pas gagné... MAIS pour ma participation, j'ai le droit à une cartouche d'encre gratuite (qui aurait pu me servir si j'avais une imprimante).

Ça me fait penser que, dans ma boîte mail, on s’intéresse à moi. Non, vraiment, ça me touche que quelqu’un prenne cette tâche à cœur. Même si c’est juste un mailing, c’est déjà ça. Même si c’est pour me vendre des trucs, même si c’est pour me tuer en fait. Par exemple, il y a des mails pour me proposer des idées de cadeaux, d’autres pour me demander comment je me sens dans ma nouvelle vie. Et moi je me demande : mais comment savent-ils que je ne sais jamais quoi acheter, et que ma vie est merdique changeante ?
Ceci-dit, leurs idées cadeaux, ils peuvent se les foutre où je p... garder. Certes elles sont bonnes, mais à 300€ l'idée, je crains de ne pas pouvoir suivre.

Ps : Je copine avec des filles plutôt lentes au démarrage (c'est-à-dire qu'une minute au téléphone à entendre des « enfin non, enfin en fait, c’est que, non enfin c’est pas grave maintenant mais c’est juste que, enfin c’était pour te dire… », c’est transcendant, l’accouchement est très long).

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le 22/10/2007 à 21h39

Amis du soir, bonsoir (pour les autres, veuillez rendre l’âme à qui elle appartient repassez en soirée sinon ça casse tout l’effet).


*voix de Jean-Luc Delarue*
Nous allons ce soir aborder un thème de société, un sujet qui touche tout individu :
La Colocation.

Être en colocation c’est bien. Déjà, tu as l’impression d’être un “d’jeun’s” branché qui écoute des “groupes indés, parce que tu vois, c’est franchement bien ça j'trouve. Et j'pense que si on se donnait tous les mains, y’aurait ‘achement moins de gens pauvres sur Terre. Parce qu’attend, c’trop dur d’être pauvre quoi ! Enfin, moi j’sais pas, mais c’est c’qu’ils disent sur TF1″ tout en parlant du commerce équitable comme on en voit dans les reportages de Capital sur M6 (qui est une très bonne chaîne de télévision, je me permets de vous le rappeller).

Parce que oui, le “d’jeun’s” de base qui fait une coloc’ est toujours en fac de quelque chose qui fait artiste. Ou alors il est au cours Florent et trouve que son art est incompris parce que de toute façon c’est un visionnaire (ou sinon il est tout simplement au lycée mais ça.. c'est pas la classe...).

Mais en plus d’avoir l’impression d’être cool, hype, bien dans ton corps, etc, quand t’es en colocation tu peux faire plein de trucs débiles : fermer le gaz quand le/la colocataire va prendre une douche, pousser des cris la nuit (et pas que la nuit d'ailleurs..), parler très fort pour faire chier les voisins, chanter (faux de préférence), faire le con alors que le/la colocataire essaie de travailler, etc. Tu peux aussi très bien faire semblant d’être en couple pour choquer les voisins (possible que si les colocataires sont du même sexe), et ça c’est un truc drôle à faire.

Après, t’as l’habitude de laver ton linge sale en public, mais ça c’est une autre histoire. C’est surtout parce que tu n’as pas de machine à laver.

Conclusion :
La colocation c’est bien (quand t’as une chambre à toi), mangez-en (mais seulement ce qui vous appartient) !

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le 09/09/2007 à 14h49
Je ne sais pas encore quand je commence, mais, c’est décidé, j’arrête de fumer. Bon ça ne doit être que la trente-sixième fois que je le dis mais là je sens bien que c'est la bonne. Je vais y arriver, j’en suis certaine. De toutes façons je considère que la fumeuse qui vivait en moi est déjà morte. En tout cas, pour l’instant je fume pour pas cher, tout en restant classe, histoire de faire quelques économies. [Par exemple pour me payer le docteur, en prévision de cette franchise des soins que vient de nous inventer le petit président que même les journalistes nous disent que c’est une super bonne idée pour résorber le déficit de la Sécu. À mon avis d’ailleurs, c’est d’autant plus une bonne idée que maintenant, les plus pauvres hésiteront à aller se faire soigner. Et comme ils sont de plus en plus nombreux, bah c’est une sacrée bonne mesure. Mais bon je ne suis pas là pour dire du bien de ce gouvernement, la presse le fait déjà très bien. En plus j’ai déjà dit "pas de politique".] Bon déjà, fumer du tabac en vente libre c’est le top sur l’échelle des actes citoyens : toute ta vie tu donnes des sous à l’état sous forme de taxes, et quand vient l’heure de la retraite, tu as le bon goût de mourir assez vite d’un cancer pour ne pas affaiblir les caisses de retraite. Moi je suis une bonne citoyenne seulement à mi-temps. Je veux bien prendre des risques en fumant, mais pas en achetant des paquets qui valent presque le prix d’un menu Best Of avec supplément de frites et de boisson au Mac Do.

Si toi aussi tu veux fumer pour pas cher, voilà comment faire (Krib, c’est pour toi là) :
D’abord tu ouvres les yeux pour bien regarder ce que tu fais. Puis tu découpes dans un carton un petit rectangle d’une taille à peine supérieure à celle d’un timbre poste. Ensuite tu le roules avec les doigts de ta main pour en faire un tube. Tu poses le tube de carton et tu sors une feuille (NB : Je rappelle que OCB est une marque qui appartient à Bolloré, donc quand tu fumes OCB, tu payes aussi un peu des vacances en yacht au Président de la France. Je précise qu’il existe d’autres marques de feuilles :*). Tu mets donc ensuite un peu de tabac dans la feuille à rouler et tu poses le tube en carton (À droite ou à gauche, c’est comme tu veux. Moi je le mets à gauche mais bon… on a dit "pas de politique". :x). Tu roules le tout pour faire la plus jolie cigarette possible (Si à ce stade tu obtiens quelque chose qui ressemble à un bonbon "La pie qui chante ®", il faut recommencer parce que ça ne fera pas classe :*). Tu colles bien la feuille, tu finalises et tu obtiens une cigarette qui te permet de fumer pas cher et qui ressemble à quelques choses près aux blondes vendues toutes faites dans le commerce.

En plus, à l’usage, tu t’apercevras que ce type de cigarette à de nombreux avantages :
Primo : Si tu la poses avant de l’avoir finie, elle ne se consume pas toute seule, tel le bâton d’encens moyen, et tu pourras la finir plus tard.
Deuzio : Avec le carton, quand tu jetteras ta clope, tu ne balanceras pas en même temps du tabac que tu aurais pu fumer, d’où économie de tabac.
Troisio : Tes clopes ne sont Que Pour Toi, presque plus personne ne te demandera de tirer une taffe.
Et enfin, Cointreau : Bien qu’elle soit roulée à la main, elle te donnera la classe internationale en toute occasion et te différenciera des fumeurs pauvres, adeptes de la clope roulée et à moitié baveuse.

Voilà, c’était mon Testament à la Terre entière (autrement dit, juste à Krib :x Nonon, ne me remercie pas, c’est de bon cœur :$).

 

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le 30/08/2007 à 00h04
Bon,

Mon coeur est mal foutu, ça je l'ai compris depuis un certain temps. En d'autres termes, il est un peu du genre paresseux en raison d'un défaut de fabrication originel (je suis donc née avec un vice caché...) appelé « bradycardie ». Pour parler français, le sinus du coeur (grosso modo, c'est l'amorce de la pompe, c'est un peu lui qui fournit l'électricité...) étant défaillant, j'ai un rythme cardiaque trop bas en général, au repos en particulier où il peut descendre jusqu'à 35 pulsations par minute, voire un peu moins s'il le faut. J'ai tout de la sportive au long cours, sauf que je ne suis pas du tout sportive... Mon coeur n'est cependant pas un feignant absolu, car il m'autorise les efforts physiques en accélérant normalement son pouls lorsqu'il le faut. C'est gentil de sa part. Seulement, dès lors que j'arrête l'effort en question, ce salopard prend illico ses RTT et s'arrête de bosser, provoquant la chute brutale de mon rythme cardiaque et, du même coup, de sévères chutes de tensions pouvant aller jusqu'aux malaises les plus désagréables... Je t'en foutrai des 35 heures :@ Tiens, si je pouvais, je le remplacerais par un coeur japonais. Au moins, eux, ils ne prennent pas de vacances. Ok, leur moteur est bridé, mais on peut toujours bricoler :*


Voilà pour le descriptif rapide. En conséquence et en l'absence temporaire de stimulation, je dois donc, comme on dit, me ménager et ne pas m'adonner à une activité trop intense. Ce à quoi je m'applique méthodiquement, avec, il faut le reconnaître, une réelle aisance xD. Au point que j'en viendrais à penser que le travail n'est pas mon propre. Mais c'est là une autre histoire.

Mais le phénomène le plus perturbant se produit en réalité une fois que je suis couchée, lorsque je parviens au repos complet. Mon rythme cardiaque atteint son seuil « plancher » et je ressens comme un drôle de flottement, j'ai l'impression que l'environnement autour de moi commence à vaciller et je n'ai pas d'autre solution que d'engager une lutte discrète dans le seul but d'exercer l'activité physique minimale qui fera remonter mon pouls. Et j'ai beau savoir que le phénomène est parfaitement expliqué du point de vue médical, je ne peux m'empêcher d'être gagnée par une légère angoisse qui traîne dans un coin bien enfoui de ma tête au moment où je m'endors.

Raison pour laquelle il m'arrive de me réveiller au beau milieu de la nuit, certainement histoire de vérifier que ce feignant de coeur n'a pas décidé, une bonne fois pour toutes, de s'arrêter. En gros, je me réveille pour vérifier que je dors bien. Mais non, à trois heures du matin cette nuit, j'étais bel et bien vivante et pour me rendormir, j'ai allumé la télé, posée sur un meuble à côté de mon lit. Une charmante dame nous exposait doctement le problème de l'obésité chez les jeunes. Passionnant. Le retour aux limbes était garanti sous dix minutes, je me suis très vite rendormie, contrairement à cette autre nuit où je due subir brutalement les assauts vocaux d'une certaine Amel Bent. Comment peut-on être aussi cruel avec les téléspectateurs noctambules ? Ça va pas la tête ? Au moins là, je peux vous assurer que le rythme de mon coeur a connu une accélération brutale et que le pace maker n'était plus utile durant un bout de temps. Sauf que sur ce coup-là, j'étais à la limite de la crise cardiaque... et que ma bradycardie n'aurait pas le moins du monde été en cause !

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le 16/08/2007 à 15h07
Je me sens un (petit) peu conne de me jeter sur mon ordinateur dès l'aube le matin le début de l'après midi alors que j'ai des millions de choses à faire. Oui mais. Ce ne serait pas drôle d'avoir l'ADSL si c'était parfaitement utile et intelligent pour mon cerveau. Je veux dire, ça l'est techniquement (après tout Google n'est pas seulement là pour faire des recherches "images" de Johnny Depp). Mais mon usage de cette invention merveilleuse qu'est le Net ne l'est pas (utile), (suivez bordel !). Internet c'est un peu ma drogue quotidienne, même quand je n'ai rien à y faire, j'y suis, c'est plus fort que moi. Et là je n'ai rien à faire par exemple. Ou plutot si en dehors d'Internet j'ai juste ma chambre à nettoyer, le tri dans mes affaires à continuer, les meubles de ma future cuisine à retaper, etc... Rien que d'y penser ça me déprime. Vive les vacances.

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le 06/08/2007 à 17h22

« Je veux te voir dans un film pornographique, en action avec ta bite » dixit Yelle
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Il est amusant de voir comment la société a évolué. Il est amusant de voir à quel point le sexe a pris une place importante dans la vie de chacun. En quelques décennies, nous sommes passés d'un « cachez ce sein que je ne saurais voir » à l'admiration de putes de luxe, telles que Paris Hilton ou Clara Morgane, plus proche de nous. Adieu la classe by Audrey Hepburn, bonjour la provocation by Pamela Anderson et ses seins siliconés. Bienvenue aux films pornos bestiaux à souhait et adieu au romantisme fleur bleue. Allons y, parlons ouvertement de fellations, cunnilingus et autres parties à trois, que risquons nous ? Nous rentrerons tout simplement dans le moule de la société que nous avons nous même confectionné. Devenons comme les strip-teaseuses : n'ayons l'air de rien le jour et prostituons nous la nuit, masturbons nous devant Rocco Siffredi et invitons le premier venu à assouvir tout nos fantasmes futiles. Optons pour la solution pot-de-peinture sur nos visages et banissons à tout jamais de nos penderies les pantalons : préférons leur les mini jupes ras-la-touffe laissants apparaître le string en haut et en bas. Déchirons et brûlons tous nos t-shirts pour ne plus garder que des débardeur décolettés jusqu'au nombril afin d'exhiber nos poitrines siliconées qui ne bougent plus depuis notre opération et qui tiennent grâce à deux bouts de scotch. Faisons dépuceler nos petites soeurs dès leur entrée en sixième, elles en ressortiront grandies, et pourrons ainsi faire comme leurs idoles : se taper leur acteur préféré et balancer la vidéo sur le net, histoire d'acquérir une notoriété pas plus grande que le sexe de l'acteur en question. Chantons des chansons paillardes à tue-tête et faisons du X notre lettre de l'alphabet favorite. Soyons frivoles, racontons nos ébats à nos amis : « Hier, mon mec m'a défoncé le cul, j'ai adoré, on doit recomencer ce soir ! » « Ah bon ? Nous on a opté pour un bon vieux 69 ! Ca vous dirait qu'on fasse tout ça ensemble ? » Ma foi, pourquoi pas. Des sensations pures, comme disait l'autre. Montrons nos capotes à nos copines « C'est celle là qu'on a utilisé cette nuit : on l'a déchirée tellement on y est allé fort ! » et soyons en fières, on gagnera ainsi des fans parmis nos amies qui essayeront de faire comme nous, qui en parlerons à d'autres, et ainsi de suite. N'hésitons plus, à la première vu d'un mec potentiellement baisable, allons l'acoster d'un magnifique « Tu baises ? » et emmenons-le aussitôt dans notre voiture histoire d'avoir notre 23ème orgasme de la journée. Et si le pauvre a le malheur de nous demander notre numéro, regardont-le avec dédain, et entre deux sourires narquois, glissons que nous ne sommes pas des filles faciles. Invitons nos soeurs, cousines, tantes ou grands-mères à des tournantes, histoire que ça se passe en famille. Montrons nos sex-toys à nos mères pour demander lesquels procurent le plus de plaisir, parce que se faire défoncer par le pécore du quartier ça va bien deux minutes, faudrait évoluer un peu. Eva Longoria a dit : « Le meilleur cadeau qu'une femme puisse recevoir à la Saint Valentin est un sex-toy. » alors soyons tous du même avis, elle est si parfaite. Encourageons nos mecs à nous dire « t'es bonne » plutôt que « jolie » ou « mignonne » c'est tellement plus sexe et encourageons les à écouter en boucle la chanson Girlfriend du groupe TTC et d'en faire leur hymne. N'hésitons pas à crier dans la rue « J'AIME LE SEXE ! » afin de voir apparaître quelques sourires pervers, présages d'une nuit blanche comme on les aime. Développons les produits de plaisir : string bonbons, préservatifs fluo, anneaux vibrants ou gel parfumé histoire que ça sente bon (autrement ça la fout mal quant tu ramènes un mannequin dans ton lit, tout de même). Lisons et relisons le kamasutra en long en large en travers et en détail, histoire de tout connaître du collier de vénus ou du chat et de la souris. Allons nous prendre un abonnement au Club Med, histoire de pouvoir accomplir les positions les plus acrobatiques et rajouter quelques bodybuildés à notre tableaux de chasse. Délectons-nous d'un oeil vicieux de toutes ces émissions de télé-réalités tel Next, Dismissed ou encore Secret Story « Salut, moi c'est Rebecca et mon secret c'est que je suis une prostituée nymphomane ! J'espère que les autres candidats seront bien montés comme je les aime, mmmh !! » sans oublier de se passer la langue sur les lèvres ou de mettre ses doigts dans sa bouche. Histoire d'être sûres d'avoir sa place dans le casting, masturbons nous devant les caméras et simulons, à coup sûr on sera engagées afin de faire monter l'audience. Car c'est une vérité : le sexe n'a jamais autant fait vendre. Rappelons nos ex et n'hésitons pas à les huer « t'as une petite bite, j'ai jamais pris mon pied avec toi, tu ferais mieux de devenir moine pour pas décevoir d'autres petites chattes en chaleur ! » c'est tellement drôle. Je n'ai rien contre le sexe. Comme la plupart des gens je dirais : depuis que j'y ai gouté, je suis accro. Ça ne change rien à la vision que j'ai du monde d'aujourd'hui. Mettons des photos de nous à poil sur le net histoire de se faire repérer par un réalisateur de pornos ou un proxenete russe, ça boustera nos carrières. Réhabilitons la promotion canapée ! Dans notre barre d'adresse google tapons « chat hot » et allons discuter avec des mecs cherchants filles exhibitionnistes pour cam hot « on montre tout sauf la tête » au cas où tu ais une grosse poitrine et une chatte bien rasée mais que tu ressembles à Ugly Betty. Regardons avec plaisir les mecs se masturber à la cam en les gratifiant d'un « mon mec est mieux monté que toi » pour l'entendre te répondre « allez vous faire foutre toi et ton mec, la mienne c'est la plus longue de ma ville » c'est tellement affligeant de les voir faire des pieds et des mains pour pouvoir se vider devant des pucelles de 10 ans curieuses de savoir ce que c'est que ces trucs de grands dont on ne veut jamais leur parler. « C'est pas la cigogne qui apporte les enfants ? » « Non ma chérie, Papa rentre dans Maman, il fait deux ou trois va-et-viens, je lui crie de me la mettre bien profond parce que j'aime ça, et tu nais neuf mois après. C'est pas beau ça ? » ce qui aide à perturber nos jeunes au plus au point. Même nos hommes politiques se mettent à parler de sexe de manière détournée « les gênes pédophiles on peut les detecter sur un enfant qui vient juste de naître ! » (au passage, ta gueule toi). Cliquons sans remord sur tous ces spams que nous recevons ayants pour noms des choses aussi variées que on-se-touche-gratuit.net, voyeurs-en-rute.com, sodomie-en-direct.fr ou encore je-baise-pres-de-chez-toi.org. Après tout, ils ont été crées pour ça. Sortons tête haute des sex-shops ou autres vidéothèques érotiques « je veux juste pimenter ma vie sexuelle, il n'y a rien de mal à ça ». Argument pertinent : certes le sexe ce n'est ni mal ni sale, mais est-ce pour autant que l'on devrait vivre seulement pour ça ?

Tout ça pour faire comme tout le monde dans cette société. Tout ça pour faire bien.

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le 21/07/2007 à 05h00
Mon chat.